Journée de m****

Il y a des jours comme ça, où rien ne va.

J’ai eu envie de pleurer du matin au soir, tout m’énerve et j’ai l’impression que l’univers entier s’est ligué contre moi.

Tout a commencé ce matin, après avoir déposé Cacahuète chez la gardienne. Les gens roulaient comme des escargots alors que j’étais pressée, d’autres me collaient aux basques sur l’autoroute alors que j’étais déjà à une vitesse de croisière plus qu’acceptable. A l’approche du boulot, impossible de traverser la chaussée à cause de l’absence de courtoisie au volant. Enfin arrivée au bureau, j’allume mon PC pour y découvrir des tonnes de mails alors que j’ai été absente deux minuscules petits jours (les jours sont toujours plus courts quand on est en congé, c’est la dur loi de la réalité) et autant vous dire qu’il ne s’agissait pas de courriels me demandant si j’avais passé deux bonnes journées. Après avoir calmé plusieurs personnes au téléphone, j’ai perdu la matinée à me dépatouiller dans un dossier où le flamand m’englue dans des pages et des pages incompréhensibles. A ce moment-là, j’étais encore de bonne volonté, j’ai même essayé d’appeler mon interlocuteur flamand afin d’obtenir des éclaircissements en flamand naturellement et autant dire que je n’ai pas été bien avancée. Les problèmes et les mécontentements se sont suivis tout au long de la journée à tel point que j’étais vraiment contente que la fin du calvaire arrive. A 15h40, mon ordinateur bug… et moi avec.

16h00, me voilà repartie dans l’autre sens, toujours dans les embouteillages, toujours la course contre la montre pour arriver à temps pour reprendre ma petite Cacahuète d’amour. J’appelle mon père au secours, comme souvent dans ces cas-là, l’engueulant presque de m’avoir fait naître dans un monde sans queue ni tête, où on passe nos journées à courir pour des clopinettes et où finalement, on passe à côté de notre vie.

Métro, boulot, dodo… Je vois des gens aigris partout autour de moi tous les jours et j’avoue que je comprends de plus en plus pourquoi depuis que je suis entrée dans le monde merveilleux du travail. On est esclaves du système, pressés comme des citrons jusqu’à la peau. On passe notre temps à courir… mais après quoi court-on finalement ?

J’ai toujours été un peu rebelle face au système dans lequel on nous fait vivre. Sage rebelle, puisqu’au final, je suis un petit mouton comme les autres, je suis le troupeau, même si je ne rêve que d’une chose, courir à contre-sens pour retrouver le vrai sens de la vie. Avoir ma fille a accentué cette envie de remonter le courant. Je suis si triste que nous ne puissions pas passer plus de temps ensemble et encore plus lorsque je me rends compte que le peu de temps que je passe avec elle, c’est pour la presser car je dois partir travailler, ou parce que je dois faire la lessive/la vaisselle/les courses/le repassage/le souper/… Elle grandit de jour en jour et j’ai l’impression de passer à côté de tout. Mais, quand soudainement, ma poulette se met à rire du fond du cœur à un moment où je suis encore en train de ronchonner (sur les autres conducteurs/parce qu’il n’y a plus de savon dans les toilettes de l’hôpital/parce que j’avale ma salive de travers et me mets à tousser), je redescends les pieds sur terre et je me rends compte que tout ce pourquoi je râle n’a pas vraiment d’importance à coté de son innocence, sa spontanéité et sa joie de vivre. Ses qualités me rappellent qu’il faut profiter de chaque moment et rire à gorge déployée quand bon nous semble.

Je dis souvent à mon mari que j’ai envie de tout revendre, partir loin d’ici et recommencer tout à zéro, une vie plus simple où on profite plus les uns des autres, de la nature et de la vie tout simplement. Mais cette envie d’horizons lointains n’est malheureusement pas réciproque. Je m’en tiendrai donc à râler jusqu’à ce que je me couche ce soir, totalement dépitée par cette affreuse journée…

keys-to-the-kingdom
Photo provenant du site naturephotographie

Sur ce, je vais tout de même me rappeler à moi-même la maxime de ce blog : Be Happy and Smile.

Demain est un autre jour… je m’en vais écouter l’ami Souchon, très clairvoyant cet homme soit dit en passant.

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